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Affichage des articles associés au libellé Isabelle Bonat-Luciani
Il y avait ce type dans le tram. Jeune. Avachi. Avachi sur sa meuf. Un type imposant et comme s’il fallait en rajouter, un blouson qui ressemblait à un airbag en cas d’accident. Sauf qu’il n’y a pas d’accident. Même si accidentellement, le type prend tout l’espace jusqu’à ses pieds qui repoussent les tiens vers le bord. Toutes façons, être touchée par lui donne la gerbe. Va savoir pourquoi. Les restes de sa nuit dans sa bouche quand il l’ouvre, probablement. Je me suis enfermée dans mon livre, créant deux espaces, une barrière et un refuge. Jusqu’à ce qu’on passe par la gare. Les vitres sont fermées dans le tram, pourtant, l’odeur d’incendie m’a pris à la gorge et piégé ma mémoire, d’un coup sec. L’appartement avait intégralement brûlé. C’était le soir. En peu de temps. L’aquarium avait explosé, on avait retrouvé les poissons calcinés, c’est ce qui m’avait fait fondre en larmes, le détail de trop, infime au regard du reste. On n’avait plus rien retrouvé, tout était parti. Il ne rest...
Cher toi, Me suis réveillée dans un rêve. Il y avait toi. Que c’est bon de ne plus se sentir seul tu disais C’était comme si je touchais au soleil Tu donnes un nouveau sens à tout ce que je regarde. Tu me redonnes tout. Me suis réveillée dans un rêve. Ce que je me sens belle avec toi Dans mon rêve Isabelle Bonat-Luciani   Amedeo Modigliani, Nu couché au coussin bleu, 1916