Le courage d'exister L'imaginaire n'est pas seulement une liberté, n'est pas seulement un espace et un temps supplémentaires que l'on se donne. L'imaginaire peut être aussi le courage d'exister. C'est pour moi une des leçons de ce grand livre. Je ne parle pas tant des personnages, bien sûr, que de l'écrivain. (J'emploie ce terme sans précision de genre, comme le fait l'autrice elle-même quelque part dans le livre, pas n'importe où, dans les dernières lignes, pour bien montrer sa part, indissociable de la fiction, comme est l'imaginaire indissociable du réel, cela parlant pour toutes et tous.) C'est aussi dire que face au dictateur, que dans la guerre, au-delà du réel est l'imaginaire, et que l'imaginaire est encore dans la vie, et qu'il peut se retourner dans le réel. Les premières lignes : D'après Beeta, Maman fut frappée d'une illumination le 18 août 1988 à 2h.35 précise sur notre plus haut prunier sauvage,...
Tout est emprunté, même la vie.