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Affichage des articles associés au libellé Jeanne Réta

Theingi

Le vent fait jouer le violon. Si un humain fait jouer un violoncelle il déchaîne des orgies de sentimentalité délicieuse. Lorsqu'il a faim il a suffisamment de pain pour en donner aux oiseaux. Oiseau. Oiseau. Theingi m'a acheté un oiseau vert et or à la pagode de Shwedagon pour que je lui rende la liberté. J'ai ouvert la main, soufflé sur ses plumes et il s'est envolé tout seul. Jeanne Réta in La lecture amoureuse, Gaspard Nocturne 2004 aquarelle de René Thibaud

Nuits

             La nuit d'été serait bleu-noir si la pleine lune ne la teintait d'argent.      Et il a chanté, chanté si clair, si fantaisiste, sur tous les tons, sur tous les temps, si longtemps.      – C'est l'été et c'est le rossignol m'a dit ma tante le lendemain matin. Jeanne Réta  in  La lecture amoureuse de René Thibaud © Gaspard Nocturne Summertime, sculpture de >    Martha Kubecka